Je m'en vais.

Je m'en vais.


Kaugummi laisse sa place à Keep-writting.
Changer d'air, c'est parfois nécessaire.

# Posted on Wednesday, 07 January 2009 at 12:21 PM

Je souffle sur la poussière d'un "tu" envolé

Je souffle sur la poussière d'un "tu" envolé
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Nobody Knows

Mes volutes pensées glissent sur tes soupirs glacés. Mes doigts frôlent nos amours scandés, et meurent sous la pluie de ces baisers. La paresse enlace nos corps, les délie et leur souffle la promesse d'une prochaine rencontre. Les larmes chutent et se cognent à la douce vérité. Elles pleurent, ces larmes, à avoir trop aimé. Le temps ne court plus, il s'éteint, dans la tiédeur d'un lendemain. Tu plantes ton regard dans la brume du mien, tu dessines un sourire, peut-être. Puis tu pars, comme tu es arrivé, dans la pénombre d'un soir où la timide lune s'abrite derrière un rideau de nuages tourmentés. Tu pars, et tu ne reviendras pas.

" And all these moments will be lost, like tears in the rain. "
Blade-Runner

Mine.*

Pix : Un Schweppes perdu dans les rue de Madrid.

# Posted on Wednesday, 19 November 2008 at 3:34 PM

Edited on Wednesday, 19 November 2008 at 4:08 PM

You see ...

You see ...
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Tu vois.


Tu vois ces yeux qui s'abritent dans les tiens. Ce bleu azur que les embruns des jours ont terni. Ces yeux qui te lancent un cri que ton coeur refuse d'entendre. Tu vois cette flamme qui danse et se consume peu à peu, ce feu qui se glace dans l'océan de ces yeux, qui s'éteint dans le flot de ces larmes. Ces larmes que tu connais, mais que tu oublies vite.
Tu vois cette bouche qui ne sourit plus. Cette bouche dégoûtée qui se rend aux soupirs du vent sous un soleil doré. Ces lèvres qui ont toujours su apprivoiser le silence, l'envelopper d'une candeur lactée. Tu vois ces larmes qui courent se réfugier dans le creu de ces lèvres.
Tu vois cette peau dévorée par les violents prémices des tes maux. Cette peau fatiguée où concourent les brumeuses cicatrices des ombres interrogées .Tu vois cette silhouette qui se voûte à l'aube des jours, qui se plie sans artifice dans les coulisses de la nuit. Tu vois ces formes qui s'effacent dans le lucide espace.

Tu vois tout ça. Oui, et tu n'en veux pas.

Mine.*

Pix : Ma soeur et le Masque. Sans rapport particulier.

# Posted on Wednesday, 08 October 2008 at 2:30 PM

Edited on Wednesday, 19 November 2008 at 4:05 PM

" Le meilleur usage que l'homme puisse faire de la liberté, c'est de n'en faire aucun. " Jean Grenier

" Le meilleur usage que l'homme puisse faire de la liberté, c'est de n'en faire aucun. " Jean Grenier
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Elle.


Elle marchait vers un horizon qui n'avait pour seule frontière que son imagination. Ses doigts fins caressaient les épis de blés agîtés au rythme langoureux du vent d'été. Le jaune qui s'étendait à perte de vue dévorait ses jambes. Elle semblait nager dans cet océan couleur d'or. Sur ses lèvres pourpres s'insinuait un timide sourire que le pétillant de son regard chocolat intensifiait. Elle était légère, et tellement sereine. Elle n'accordait plus d'importance qu'à la berçeuse du vent et la majesté du paysage. Dans l'azur couraient des nuages couleur de lait, qui parfois enveloppaient le soleil de leur candeur. Elle était libre. Libre de courir, de rire, de tomber, de se relever, de réussir, de faillir, de vouloir, de pouvoir. Libre de rêver, et d'emprunter au Temps une minute qui n'appartiendrait qu'à elle. Un instant pour photographier dans sa mémoire les formes, les couleurs, les saveurs, les parfums et les textures de ce paradis où le jaune du blé et le bleu du ciel se mêlent dans l'infini. En fin de compte, elle était libre de vivre, tout simplement, l'espace d'un instant.


Mine.*

Pix : Julie dans les champs de blés. Photo prise le 10 Août, avant d'arriver à Londres.

# Posted on Saturday, 23 August 2008 at 10:26 AM

Edited on Saturday, 23 August 2008 at 10:47 AM

* Sur la route... tadam, tadadadam *

* Sur la route... tadam, tadadadam *


Parce que la nature n'est pas toujours mal faite. . .


Les paysages espagnols défilent au rythme de l'allure du frêle véhicule. Des images de bâtisses aux tons orangés et de verdures désêchées par un soleil de plomb se succèdent. L'horizon est terni par la poussière brune du sol sabloneux et je devine au loin les imposantes silhouettes des flancs pyrénéens. Le ciel est empli de coton derrière lequel s'insinue le gros astre jaune qui diffuse chaleur et lumière dans un infini rayonnement. L'autoradio crache des mélodies tantôt anglophones, tantôt hispaniques où les notes semblent parfois renier toute beauté. Plus la voiture progresse, plus la Terre semble faire jaillir de son c½ur une vague de relief. Mes mots empruntent leurs formes aux failles de la route, qui se révèle glissante par la pluie qui naît timidement. Les sens se déchaînent, les horizons s'estompent et se dissolvent dans l'infini, ma vue se brouille, tandis que les nuages glissent légèrement sur les flancs de la vallée auparavant dorée. Le soleil, lui, épuisé de son périple circulaire, s'en va s'endormir au crépuscule du lointain, avant se réveiller à nouveau, à l'aube des lendemains.


Mine.*

Pix : Deux photos que j'ai prises en Espagne, à Saragosse, ville magique. J-5 avant Londres.

# Posted on Tuesday, 05 August 2008 at 7:47 AM